Intégration de l’ANGD au Guichet Unique

Une réunion de partage d’information sur le Guichet Unique a eu lieu le 27 septembre à l’hôtel Ritaj. L’objectif était d’examiner l’intégration de l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGD) dans ce dispositif technologique, afin d’assurer un suivi rigoureux des produits chimiques et dangereux entrant dans le pays jusqu’à leur date d’expiration, mais aussi d’interdire certains produits comme le mercure, dont l’importation pourrait être totalement bannie. Cette rencontre a rassemblé plusieurs institutions clés : la Direction des Douanes (services informatique, valeur et contentieux), l’ANAMEV, l’INRAPE, la Direction des Mines, l’ANGD.

Un outil stratégique pour la transparence

Dans son mot d’ouverture, le Directeur Général Adjoint de l’ANGD, Said Abdallah Nayim a souligné l’importance du Guichet Unique comme outil de référence en matière de traçabilité, d’efficacité et de transparence dans la gestion des échanges commerciaux. La Coordinatrice nationale du projet ISLANDS, Oumilhouda Ismael Houda, a présenté les grandes lignes de l’initiative, rappelant que l’intégration de l’ANGD permettra d’améliorer la gouvernance environnementale en surveillant les flux de produits sensibles. Le consultant national en douane, Ali Mohamed Ansufati, a pour sa part exposé l’approche technique d’intégration du contrôle des produits chimiques et dangereux dans le Guichet Unique.

Des préoccupations exprimées

La réunion a donné lieu à des échanges francs sur les difficultés rencontrées.

Abdou Azali Hamza, Directeur de l’INRAP, a dénoncé les fraudes douanières et les complicités avec certains commerçants, soulignant que les licences seules ne suffisent pas si le système n’est pas maîtrisé.

Zainaba Ibrahim, Inspectrice des Douanes, a insisté sur la responsabilité partagée : « Ce n’est pas uniquement à la douane de porter ce fardeau. Si les autorités assument leur rôle, les commerçants n’oseront plus importer des produits interdits ».

Tasnim Ahmed, responsable contrôle qualité à l’ANAMEV, a pointé les difficultés techniques liées à l’accès au système et le paradoxe entre la baisse du traitement des licences et l’arrivée continue de médicaments sur le marché.

Hairiat Abdallah, administratrice fonctionnelle du système Sydonia, a invité l’ANGD à préciser ses besoins afin d’orienter efficacement l’action du Guichet Unique.

Suivi et gestion des produits dangereux

Les discussions ont également porté sur la nécessité d’un contrôle renforcé dès l’entrée des produits.

Mariama Chanane, experte nationale en déchets chimiques et dangereux (ANGD), a rappelé l’importance d’encadrer la gestion des produits expirés afin d’éviter des pratiques nuisibles.

Le Directeur de l’INRAP a insisté sur le suivi des produits de laboratoire qui, faute de contrôle, se retrouvent parfois dans la nature.

Tasnim Ahmed (ANAMEV) a recommandé de disposer d’un aperçu clair des produits importés pour faciliter leur traçabilité jusqu’au stade de déchet.

Mariama Chabane, experte nationale en déchets chimiques, a présenté une liste de substances à surveiller ou à interdire, dont le mercure, considéré comme prioritaire pour une interdiction totale.

Recommandations et perspectives

À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées afin de renforcer la gestion des produits chimiques et dangereux dans le pays. Les participants ont insisté sur l’importance d’assurer leur identification et leur suivi dès l’importation, ainsi que sur l’élaboration d’un cahier des charges en collaboration avec la douane pour mieux encadrer les procédures. Ils ont également mis en avant la nécessité de renforcer la sensibilisation dans les centres de santé, y compris dans les zones rurales, et d’impliquer davantage le Ministère de la Santé, notamment à travers la Direction des Etablissements de Santé Publique et Privée (DESPP), pour garantir un contrôle plus strict et une meilleure coordination interinstitutionnelle.

Une conclusion tournée vers la collaboration

La séance a été clôturée par le Directeur Général Adjoint, qui a remercié l’ensemble des institutions présentes et a assuré que leurs recommandations seront prises en compte. Il a lancé un appel à une collaboration renforcée entre les parties prenantes afin de garantir une gestion sûre, transparente et durable des produits chimiques et dangereux grâce au Guichet Unique.

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