Le 28 août 2025, la salle de conférence de la Direction Générale de l’Environnement et des Forêts (DGEF) a accueilli un atelier de concertation consacré à la validation de la Stratégie et du Plan d’Action pour le traitement des déchets plastiques marins aux Comores.
Organisé par l’ONG AIDE en collaboration avec l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGD), et bénéficiant du financement de la Convention de Nairobi, cet atelier marque une étape cruciale dans la lutte contre l’une des plus grandes menaces environnementales du pays qui n’est d’autre que la pollution plastique.
Les déchets plastiques marins représentent aujourd’hui un danger majeur pour les écosystèmes insulaires comoriens. Ils contaminent les plages, perturbent les habitats marins, menacent la biodiversité et posent des risques sanitaires pour les populations qui dépendent directement de la mer pour leur alimentation et leurs moyens de subsistance. Face à ces enjeux, la mise en place d’une stratégie nationale concertée était devenue une nécessité urgente.
Au cours des travaux, plusieurs experts, représentants institutionnels, organisations de la société civile et acteurs communautaires ont pris la parole pour partager leurs analyses, leurs expériences et leurs recommandations. Les échanges ont permis d’identifier des solutions pratiques et adaptées au contexte local, tout en mettant en avant l’importance d’une approche collective et participative.
La stratégie validée à l’issue de cet atelier s’articule autour de plusieurs axes prioritaires notamment la réduction à la source de l’utilisation des plastiques à usage unique, le renforcement des mécanismes de collecte et de traitement des déchets, la sensibilisation et l’éducation des populations sur les dangers liés aux plastiques marins, la promotion d’alternatives durables et innovantes, ainsi que la coopération régionale et internationale pour renforcer les capacités techniques et financières du pays.
En adoptant cette feuille de route, les Comores réaffirment leur engagement à protéger l’environnement marin, vital pour l’économie nationale, le tourisme, la pêche et le bien-être des générations futures. L’atelier a ainsi marqué une étape décisive vers une meilleure gouvernance environnementale et la préservation durable du patrimoine naturel du pays.



