Le 21 novembre 2025, un atelier national consacré à la validation de la Stratégie Nationale et du Plan d’Action de lutte contre la pollution marine par les déchets plastiques s’est tenu dans la salle de conférence de la Direction Générale de l’Environnement et des Forêts (DGEF).
Cette rencontre constitue une avancée majeure pour le pays, qui se dote enfin d’un outil stratégique permettant de prévenir, réduire et gérer efficacement les déchets plastiques marins.
L’initiative est soutenue par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) à travers la Convention de Nairobi, et mise en œuvre par l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGD) en partenariat avec l’ONG AIDE. Elle vise à renforcer l’harmonisation des politiques nationales tout en améliorant la coordination entre les institutions publiques et les acteurs communautaires.
Un atelier riche en échanges et en contributions
L’ouverture officielle des travaux a été assurée par M. Said Abdallah Naïm, Directeur Général Adjoint de l’ANGD. Dans son discours, il a souligné l’importance et l’urgence d’agir face à la pollution plastique qui menace les écosystèmes comoriens :
» Les déchets plastiques représentent aujourd’hui une menace sérieuse pour nos écosystèmes marins et côtiers, pour notre santé, mais aussi pour notre économie locale notamment la pêche et le tourisme, dont dépendent tant de familles aux Comores. «
Après cette introduction, plusieurs interventions se sont succédé, experts, institutions publiques, société civile et partenaires ont partagé leurs analyses, leurs expériences et leurs recommandations. L’objectif est de consolider un cadre stratégique cohérent, réaliste et adapté au contexte comorien.
Un discours de clôture axé sur l’action et l’engagement citoyen
La clôture de l’atelier a été prononcée par le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Environnement, M. Charafouddine Djamal Eddine, qui a salué la qualité des échanges et l’implication des participants :
» Grâce à vos analyses, vos recommandations et vos retours d’expérience, nous disposons aujourd’hui d’une stratégie consolidée et d’un plan d’action opérationnel, capable d’apporter des réponses concrètes aux défis posés par les déchets plastiques. »
Il a également insisté sur l’importance d’une mobilisation collective. Selon lui, » la réussite de ce plan dépend de la participation active de tous les acteurs notamment, les institutions, collectivités, secteur privé et communautés. »
Une responsabilité partagée pour des océans plus propres
La validation de cette stratégie nationale marque le début d’un engagement renforcé pour protéger les écosystèmes marins et côtiers du pays. Les déchets plastiques ne sont pas seulement un défi écologique, mais également un enjeu sanitaire et socio-économique.
Comme l’ont rappelé les participants, plus chacun se sentira responsable et impliqué dans la réduction des déchets plastiques, plus les Comores avanceront vers un environnement sain et durable.



