Comité de pilotage du projet ISLANS aux Seychelles

La réunion annuelle régionale du projet ISLANDS dans l’océan Indien, qui s’est tenue du 9 au 11 juin aux Seychelles, s’est conclue aujourd’hui par des discussions stratégiques axées sur la communication du projet et les perspectives de gestion des déchets chimiques et dangereux.

Durant ces trois jours, les représentants des Comores, des Maldives, de Maurice et des Seychelles, aux côtés des partenaires techniques et financiers, ont dressé un bilan de la mise en œuvre du projet et identifié des solutions pour accélérer les actions en cours.

Le projet ISLANDS, financé par le FEM et coordonné par le PNUE, vise à réduire les risques liés aux produits chimiques et aux déchets dangereux dans les petits États insulaires en développement (PEID). Au niveau régional, seulement 22 % des activités prévues ont été réalisées à mi-parcours, tandis que l’Union des Comores affiche un taux de réalisation de 21 %.

Chaque pays a présenté ses avancées, ses freins et ses bonnes pratiques. Si certaines initiatives nationales progressent, les difficultés rencontrées sont récurrentes : lenteurs administratives, coordination insuffisante entre acteurs, manque de financement ou encore défis techniques liés à l’élimination des déchets dangereux.

Parmi les principaux obstacles identifiés :
– La faiblesse des infrastructures de stockage temporaire des déchets dangereux.
– L’absence ou l’inefficacité de régimes de Responsabilité Élargie du Producteur (REP).
– Les défis de mobilisation du secteur privé et du financement durable.
– Le besoin urgent de renforcement des capacités des douanes sur la gestion des produits chimiques.

Les échanges ont permis de dégager plusieurs pistes d’action pour relancer la dynamique régionale comme le fait de renforcer les mécanismes de coordination entre pays et acteurs de mise en œuvre, structurer les partenariats avec le secteur privé, notamment en matière de recyclage et d’économie circulaire, améliorer la visibilité du projet par des outils de communication adaptés, en valorisant les résultats obtenus et en sensibilisant les populations et enfin, accélérer la mise en place d’installations adaptées pour la gestion sécurisée des déchets dangereux.

La dernière journée a notamment mis l’accent sur la communication du projet et les perspectives stratégiques pour la gestion des déchets chimiques. L’importance de sensibiliser les décideurs, les communautés locales et les acteurs économiques a été soulignée comme un levier crucial pour la réussite du projet. Les outils de communication développés, les partenariats médias et les campagnes de terrain seront renforcés dans les mois à venir.

Un appel collectif à l’action
En clôturant la réunion, M. Charles Nyandiga, directeur régional du projet ISLANDS, a rappelé que « le succès du projet repose sur notre capacité à coopérer, à partager les solutions et à accélérer l’action sur le terrain. »

Les prochaines étapes impliqueront une reprogrammation plus stratégique des activités, en tenant compte des recommandations de l’évaluation à mi-parcours, avec une attention particulière portée à l’intégration du genre, la participation communautaire et la durabilité des résultats.

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